Combat sémantique

L'histoire se fait à travers le combat sémantique

Parce que les mots sont des armes réinvesties dans le vocabulaire, celui qui emploie le lexique de l'adversaire a perdu d'avance.

 Définitions de Guillaume Faye :

- Allogène
- Anti-racisme
- Assimilation
- Chaos ethnique
- Colonisation
- Communautarisme
- Conscience ethnique
- Cosmopolitisme
- Décadence

- Ethnomasochisme
- Immigration
- Populisme
- Tiers-mondisme
- Xénophilie
 

Allogène

Tout ce qui, au sein d’une population donnée, est d’origine étrangère, culturellement et biologiquement.

Aujourd’hui, mieux vaut parler « d’allogènes » que d’immigrés ou d’étrangers, dans la mesure où la majorité de ces derniers naissent en Europe sans être ethniquement européens, et en pouvant, en vertu du droit du sol, détenir la nationalité d’un pays d’Europe.

Depuis l’Antiquité, fait déjà remarqué par Aristote, Thucydide et Xénophon, toute nation qui admet en son sein un seuil élevé d’allogènes est appelé à dépérir, ces derniers se substituant progressivement aux autochtones et tendant à les chasser ou à les détruire culturellement et/ou physiquement. Ce processus est en route dans plusieurs zones de France.

La notion d’allogène ne doit plus prendre, en Europe, à l’orée du XXIe siècle de caractère juridique, linguistique et national. Doit être déclaré allogène tout résidant non européen d’origine, sur des critères ethniques et non plus politiques et juridiques. Un Belge, un Italien, un Russe d’origine européenne résidant en France n’est pas un allogène.

Mais attention : au bout d’un certain temps, un peuple submergé par les allogènes devient minoritaire chez lui, étranger dans sa propre patrie. C’est la logique du processus de colonisation de peuplement que nous connaissons. Au bout d’un certain temps l’allogène devient autochtone.

Guillaume Faye
Pourquoi nous combattons – manifeste de la Résistance européenne

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Anti-racisme

Doctrine qui, sous prétexte de combattre le racisme et la xénophobie, encourage à la fois la préférence étrangère, le déclin de l’identité européenne et le choix d’une société mutiraciale et, au fond, paradoxalement, le racisme lui-même.

Comme chez les Verts qui détournent de sa signification l’écologie pour en faire le paravent de revendications qui ne visent en rien à protéger l’environnement, sinon à faire avancer une idéologie trotskiste dissimulée, les antiracistes utilisent leur pseudo-combat contre le racisme pour abolir l’identité européenne, promouvoir le cosmopolitisme et la préférence étrangère.

L’antiracisme traduit en outre une obsession raciale et se contredit lui-même puisque ses partisans soutiennent par ailleurs que les races n’existeraient pas. En promouvant l’ouverture des frontières aux allogènes et en encourageant dogmatiquement la société multiraciale, les antiracistes provoquent objectivement le racisme.

L’idéologie dominante impose la profession de foi antiraciste, quasi religieuse, pour pouvoir être intégré dans la société politiquement correcte. L’antiracisme est la quintessence du terrorisme intellectuel. Quiconque n’est pas favorable à l’immigration ou se permet d’affirmer la supériorité – comme d’ailleurs même le droit à l’identité – de la civilisation européenne, quiconque dénonce les maux de la société multiraciale, quiconque remarque le caractère objectivement ethnique de la criminalité grandissante est diabolisé et inculpé (médiatiquement, socialement, voire pénalement) comme « raciste ».

Critère des biens-pensants, l’anti-racisme est l’expression la plus achevée d’une idéologie totalitaire post-moderne. Il permet de diaboliser toute rébellion, toute vraie contestation contre le système. S’affirmer anti-raciste est un viatique idéologique et social. L’antiracisme est aussi un moyen de neutraliser et d’intégrer les éventuels dissidents dans l’arc idéologique du système. Ainsi fut, par exemple, récupérée, marginalisée et asservie une certaine droite intellectuelle qui, en échange d’une paix relative de la part des pouvoirs, mais sans aucun espoir de reconnaissance ou de médiatisation, dut passer sous les fourches caudines de l’anti-racisme, accepter la collaboration avec ses propres ennemis et l’obéissance à leurs diktats, un peu comme l’Eglise orthodoxe russe, jadis, face aux exigences de Staline. Cette droite intello (il faut citer cet exemple, car c’est un véritable cas d’école) ne s’est pas contentée de se déclarer publiquement antiraciste, elle est allée jusqu’à dénoncer comme racistes dans les médias ceux qui combattent pour l’identité européenne. Incroyable mais vrai. Tout cela nous indique la puissance paralysante et intégrative du dogme antiraciste, qui exige que le collaborateur se fasse aussi délateur. Mais c’est probablement un mauvais calcul.
(Voir Xénophilie)

Guillaume Faye
Pourquoi nous combattons – Manifeste de la Résistance Européenne

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Assimilation

Croyance selon laquelle des masses d’immigrés peuvent devenir Français ou Européens, en reniant leur culture d’origine.

L’assimilationnisme est, au fond, une forme déguisée de racisme. C’est aussi une utopie. La doctrine de l’assimilation, fondée sur les idéaux quasi-religieux et universalistes de la révolution américaine et de la révolution française, comme aussi de la révolution russe, suppose tout simplement que les peuples n’existent pas, que les réalités ethniques ne sont que des fantasmes et que seul compte l’individu avide de consommation.

Seules de toutes petites minorités peuvent s’assimiler. Jamais, dans l’histoire, des masses humaines immigrantes n’ont s’assimiler au peuple chez lequel elles s’établissaient. Aujourd’hui, devant l’échec de l’assimilation, les pouvoirs publics ont recours à la stratégie de « l’intégration » et du « communautarisme ». Mais là aussi, c’est l’échec avéré.

Pis : les « minorités » allogènes et musulmanes cessant, dans bien des zones, d’être des minorités pour devenir des majorités, les termes de l’équation sont retournés : ce sont les Européens autochtones qui sont contraints de s’assimiler à la culture et aux mœurs des colonisateurs !

Toute assimilation est comparable à un génocide culturel, soit pour l’assimilé, soit pour l’assimilateur.

Guillaume Faye
Pourquoi nous combattons - Manifeste de la Résistance Européenne

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Chaos ethnique

Situation historique dans laquelle un peuple ou une civilisation voient leur substrat ethnique perdre toute homogénéité du fait d’immigrations allogènes massives.

Le chaos ethnique fut un des facteurs de la décomposition de l’Empire et de l’Etat romains, comme de la civilisation égypto-pharaonique et de beaucoup de cités grecques. C’est la situation actuelle de l’Europe en proie à une colonisation de peuplement de la part des populations d’outre-mer. Une civilisation disparaît dès lors que la base ethnique originelle qui fut au fondement de sa culture perd de sa consistance. Sa société originelle devient un patchwork hétérogène qui rend impossible toute idée de cité, de communauté populaire et de destin.

Le chaos ethnique signifie la disparition pure et simple du peuple et de sa civilisation comme de la véritable démocratie, ce qu’estimaient tous les philosophes grecs classiques.

En effet, une population ethniquement hétérogène, divisée en un kaléidoscope de communautés, n’est plus qu’une société anonyme, sans âme et sans solidarité, en proie à des conflits incessants pour la domination, à un racisme endémique (”toute société multiraciale est une société multiraciste”), et ingouvernable du fait de l’absence de vision commune du monde. Le chaos ethnique est donc la porte ouverte à la tyrannie.

Sous couvert de la multiracialité, la civilisation marchande et la “démocratie” actuelle ont fait du chaos ethnique leur programme.

Il s’agit de déraciner les hommes de leurs appartenances pour les transformer en consommateurs, unités interchangeables, sans identité. Mais c’est un calcul stupide. Car les hommes ne perdent jamais réellement leur mémoire et leur identité ancestrale. La société du chaos ethnique n’aboutit pas à long terme sur la prospérité marchande, l’individualisme harmonieux, la cohabitation républicaine, mais sur le chaos social et politique. Nous commençons à l’entrevoir. De là, comme expliqué précédemment, viendra peut-être l’après-chaos, c’est-à-dire la régénération, c’est-à-dire le retour de l’homogénéité.

Guillaume Faye
Pourquoi nous combattons - Manifeste de la Résistance Européenne

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Colonisation

Occupation et installation définitive d’un peuple (ou de plusieurs peuples) chez un autre. Terme préférable à celui « d’immigration ».

C’est le processus que subit l’Europe aujourd’hui : une colonisation massive de peuplement, qui est la plus grande tragédie de son histoire, parce qu’elle détruit son substrat ethnique. Cette colonisation est beaucoup plus grave que toutes les occupations militaires, car elle se veut sans retour. Elle se double, de plus, d’un mouvement de conquête de l’Islam vers l’Europe, avec la complicité bienveillante des Etats-Unis.

Dans une perspective tactique, il ne faut plus parler d’immigrés mais de colons. Et cesser d’affirmer que ces derniers sont les victimes d’une « exploitation ». Au contraire, ils viennent en Europe pour y vivre à nos dépens. L’invasion colonisatrice s’accomplit aussi bien par les frontières poreuses que par les maternités (plus de 30% de naissances d’origine allogène en France, islam première religion pratiquée en 2010 si rien ne change). Nous subissons une « colonisation par le bas» très différente de ce que fut le colonialisme européen dans le tiers monde. Ce phénomène gravissime se double d’un effondrement démographique des européens de souche.

En effet, le colonialisme européen fut civilisateur ; il a tout apporté aux pays concernés et, au fond, contrairement aux dogmes de la gauche xénophile relayée par une intelligentsia parisienne de droite en pâmoison, il a très peu porté atteinte aux cultures des peuples colonisés. Au contraire, il a (stupidement) renforcé l’islam et préparé son nouvel assaut historique contre l’Europe.

Dans tous les domaines, la résistance à cette colonisation et l’entreprise de reconquête constituent l’objectif central de tout projet politique européen au XXIe siècle.

Guillaume Faye
Pourquoi nous combattons – manifeste de la Résistance européenne

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Communautarisme

Doctrine qui procède d’un détournement et d’une défiguration de la notion de « communauté ». D’origine américaine, la doctrine communautariste vise à faire cohabiter au sein d’une même société des communautés ethniques différentes, chacune avec ses lois, en s’imaginant qu’une harmonie sera possible.

C’est la négation même de l’idée de peuple, une formulation en bémol de l’apartheid. A peine possible aux Etats-Unis, le communautarisme, entendu comme réponse à l’assimilation forcée des immigrés allogènes, est défendu malheureusement par certains intellectuels irréalistes de la « Nouvelle » droite. Il s’agit d’une interprétation délirante et abstraite du polythéisme social et d’une dérive de la notion d’Empire comme « pluriversum de peuples ».

Concrètement, le communautarisme, pratiqué aujourd’hui par l’Etat français envers les groupes musulmans et les allogènes afro-asiatiques aboutirait à une explosion de la société en ghetto ethniques. Le communautarisme part de l’idée rousseauiste (du « contrat social ») qu’une cohabitation est toujours possible entre ethnies différentes au sein d’une même unité politique, grâce à la double magie de « l’éducation » et de la « raison politique ».

Cette thèse, défendue par les récents convertis au rousseauisme et à l’antiracisme de la droite parisienne, ne tient pourtant pas debout. Aucun peuple ne peut être composé d’un amalgame de communautés différentes, s’entendant comme par miracle, sous la houlette d’un Etat bienveillant. Nos intellectuels ne sont pas seulement des rêveurs, mais des ignorants de l’histoire comme du monde d’aujourd’hui. Ils veulent fabriquer de l’homogène à partir de l’hétérogène, mélanger le salpêtre et le soufre, l’hydrogène et l’oxygène sans explosion.

Le communautarisme est, face à la question de l’immigration, la réponse la plus stupide, l’utopie la plus infantile qu’aient produites les intellectuels et les fonctionnaires occidentaux d’aujourd’hui. Des solutions toujours « harmonieuses » en théorie mais désastreuses en pratique.

La doctrine communautariste et ceux qui la défendent sont les complices objectifs de notre colonisation ethnique et de l’invasion par l’islam. Le pire, c’est que dans le cas des défenseurs de droite du communautarisme, c’est la vanité qui en est l’explication (celle de Bouvard et Pécuchet, les deux compères « philosophes » (toujours récurrents et toujours dans l’impasse), tandis qu’à gauche, c’est le calcul cynique. Peu importe : les faits prouveront que l’aboutissement du communautarisme, c’est la guerre civile.

Guillaume Faye
Pourquoi nous combattons – Manifeste de la Résistance Européenne

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Conscience ethnique

Conscience individuelle et collective de la nécessité de défendre l’identité biologique et culturelle de son peuple, indispensable condition au maintien dans l’histoire de sa civilisation et à l’indépendance de cette dernière.

C’est ce qui manque le plus aux Européens d’aujourd’hui, déformés par l’individualisme bourgeois et l’universalisme.

La conscience ethnique se heurte au préjugé moderne d’antiracisme et à l’ethnomasochisme qui frappent les Européens. L’idéologie dominante diabolise la conscience ethnique et l’assimile à une perversion raciste et à une volonté de persécution. On dénie aux Européens le droit à une conscience ethnique alors qu’on l’admet pour tous les autres peuples.

L’individualisme bourgeois est l’obstacle idéologique majeur à la renaissance d’une conscience ethnique. Il marche de pair avec l’oubli des racines et de l’identité historique, comme avec la conception d’un avenir pour les nouvelles générations. L’absence de conscience ethnique est une maladie mentale collective, qui associe pathologiquement l’oubli des ancêtres et le refus de la descendance, c’est-à-dire le narcissisme individualiste, plaie de l’Occident. La notion de conscience ethnique dominera le siècle à venir. Les Juifs, les Chinois, les Arabes, les Indiens l’ont parfaitement compris. Les Européens manquent à l’appel.

La démocratie n’est véritable et sincère que si elle s’applique à un peuple ethniquement homogène, doué de conscience ethnique. La conscience ethnique est le fondement de la démocratie, de la justice et de la solidarité sociale entre tous les membres du même peuple, selon la démocratie grecque.

Pourquoi nous combattons - Manifeste de la Résistance européenne

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Cosmopolitisme

Croyance que le mélange systématique des cultures est préférable à l’identité de chaque culture, fondée sur le préjugé de la nécessité d’une civilisation mondiale.

Etymologiquement, le cosmopolitisme est l’établissement d’une « cité mondiale » dans laquelle tout habitant est citoyen quelle que soit son origine. Le cosmopolitisme est un des piliers de l’idéologie occidentale dominante. L’islam joue habilement du cosmopolitisme occidental pour s’implanter en Europe, mais lui-même ne partage nullement les idéaux cosmopolites, puisqu’il vise à terme à l’hégémonie et au monopole culturels. L’islam est « universaliste », mais non pas cosmopolite.

Le cosmopolitisme n’est qu’un différentialisme raté. Son idéal aboutirait, avec le métissage des cultures, à une culture mondiale unique, d’essence totalitaire. Sous le simulacre de l’hétérogène se dissimule l’uniforme.

La démocratie grecque classique était farouchement opposée au cosmopolitisme, puisqu’elle reposait, depuis Périclès, sur le double droit du sang et l’homogénéité ethno-culturelle des citoyens libres. Ce n’est qu’au XVIIIe siècle, avec la philosophie des Lumières, qu’on associe la démocratie au cosmopolitisme. Les Grecs au contraire voyaient dans le cosmopolitisme un chaos politique s’accordant parfaitement avec la tyrannie.

Le principal argument du cosmopolitisme est que « le mélange et le métissage des cultures est un enrichissement ». Et l’on cite souvent pour exemple la ville de Vienne au XIXe siècle et son bouillonnement culturel. Mais il s’agit là d’un sophisme, car ce prétendu cosmopolitisme n’en était pas un, puisqu’il ne concernait que des peuples et des cultures d’origine européenne, et donc reliés par une proximité de substrat.

Le discours cosmopolite actuel en Europe insiste lourdement sur une nécessaire africanisation culturelle, présentée comme une aubaine.

En réalité la richesse culturelle de l’Europe doit moins de choses qu’on le dit à des apports extra-européens, en dépit des vulgates officielles. Le cosmopolitisme d’aujourd’hui ne vise qu’à dissoudre l’originalité et la spécificité européenne dans un capharnaüm culturel mondial. Ce dernier d’ailleurs n’a aucun avenir. Il n’y aura jamais de « culture mondiale ». Seule l’Europe est victime de la propagande cosmopolite d’un futur « monde métissé », alors que partout se renforcent les identités et les blocs ethniques.

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Décadence

Affaiblissement d’un peuple ou d’une civilisation résultant de causes endogènes, et tendant à lui faire perdre son identité et sa créativité.

Les causes de la décadence sont presque partout les mêmes dans l’histoire: individualisme et hédonisme excessifs, amollissement des mœurs, égoïsme social, dévirilisation, mépris des valeurs héroïques, intellectualisation des élites, déclin de l’éducation populaire, détournement ou abandon de la spiritualité et du sacré, etc.

D’autres causes sont fréquentes: modification du substrat ethnique, dégénérescence des aristocraties naturelles, perte de la mémoire historique, oubli des valeurs fondatrices. La décadence survient lorsque le souci du maintien dans l’histoire de la communauté-du-peuple s’estompe, lorsque les liens communautaires de solidarité et de lignage s’affaiblissent. Pour résumer, on peut dire que la décadence voit des symptômes apparemment contraires se conjuguer: l’excessive intellectualisation des élites, de plus en plus coupées du réel, et la primitivisation du peuple. Panem et circenses…

L’Europe connaît aujourd’hui une telle situation. La plupart du temps, la décadence est mal perçue comme telle et refusée par ses contemporains. Ceux qui la dénoncent sont assimilés à des prophètes de malheur. Les époques de décadence se parent souvent du masque de la renaissance. Ces attitudes sont des comportements de conjuration du réel, d’occultation des symptômes dans le but de rassurer.

Aucune décadence ne doit être considérée comme irréversible. Il faut cultiver l’optimisme tragique de Nietzsche.

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Ethnomasochisme

Tendance masochiste à culpabiliser et à dévaloriser sa propre ethnie, son propre peuple.

L’ethnomasochisme s’apparente à la honte et à la haine de soi. C’est une psychopathologie collective, provoquée par un long travail de propagande en faveur d’une prétendue culpabilité fondamentale des peuples européens face aux autres, dont ils seraient les « oppresseurs ». Il faudrait donc se repentir et « payer la dette ». Ce travail de repentance, véritable imposture historique, est entamé aussi bien par les Eglises que par les Etats européens.

L’ethnomasochisme est aussi à la base des politiques anti-natalistes qui visent subrepticement à limiter la reproduction des populations européennes. Implicitement, il s’assimile donc à un « auto-racisme ». L’homme européen serait frappé par un péché originel, une tare raciale intrinsèque, il serait coupable d’être ce qu’il est.

L’ethnomasochisme provoque l’apologie systématique du métissage et du cosmopolitisme. Curieusement, il dénie aux Européens l’idée d’identité ethnique mais l’accorde aux autres. Les Européens ont le devoir de se diluer, mais pas les autres, pas les Africains, par exemple. L’ethnomasochisme est le pendant de la xénophilie (l’amour et la survalorisation de l’étranger, de « l’autre »). Il s’apparente à un ethno-suicide.

Dans l’histoire, l’ethnomasochisme n’est pas nouveau ; il fut le symptôme des peuples las de vivre et de se perpétuer ; des peuples vieillissants qui passent le relais à d’autres. Les élites européennes sont atteintes de cette maladie collective. Cette dernière explique le laxisme envers la colonisation migratoire et l’idée selon laquelle nous aurions à la fois le devoir et le besoin d’accueillir les nouveaux occupants.

Guillaume Faye
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Immigration

Arrivée de populations étrangères dans un territoire au risque d’en submerger les peuples autochtones.

L’immigration des peuples extra-européens en Europe a aujourd’hui fait place à une véritable colonisation de peuplement. Le vocable « immigration » doit donc être critiqué comme insuffisant, et systématiquement remplacé par celui de colonisation, qui est le phénomène historique le plus massif et le plus grave que doit affronter l’Europe depuis la fin de l’Empire romain. Dans le combat politique et idéologique, il ne faut pas utiliser les mots de l’adversaire, mais imposer ses propres concepts.

Nous n’accueillons pas des « immigrés », nous sommes colonisés « par le bas » par des populations étrangères.

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Populisme

Position qui défend les intérêts du peuple avant ceux de la classe politique et qui prône la démocratie directe.

Ce terme actuellement péjoratif doit être retourné en une acception positive. L’aversion pour le populisme traduit en réalité une détestation dissimulée pour l’authentique démocratie. L’anti-populisme, comme son corollaire l’anti-démagogie, est une ruse sémantique de politiciens et d’intellectuels bourgeois pour enrayer la volonté du peuple, notamment des couches sociales modestes, réputées dangereuses, parce que naturellement nationalistes.

La bourgeoisie cosmopolite au pouvoir, de gauche comme de droite, combat le « populisme » parce qu’elle rejette toute démocratie directe et que sa conviction est que « le peuple est politiquement incorrect ». On sait très bien que sur des sujets comme l’immigration, la peine de mort, la discipline scolaire, la politique pénale et fiscale et tant d’autres, les souhaits profonds du peuple (s’ils s’exprimaient par référendum) ne correspondraient nullement, malgré le flux incessant de la propagande médiatique, au choix des gouvernants. Il est donc logique que ceux qui ont confisqué à leur profit la notion de Volonté du Peuple tentent d’assimiler le populisme au despotisme.

De là le soupçon porté sur la démocratie cantonale suisse, ou les sanctions illégales contre l’Autriche de l’UE parce qu’un parti dit « populiste », le FPÖ, participait démocratiquement au pouvoir après élection régulière. En réalité le populisme est le véritable visage de la démocratie – au sens grec du terme – et l’anti-populisme l’aveu que les élites actuelles sont fondamentalement anti-démocrates.

L’anti-populisme marque le triomphe final de la classe politico-médiatique, pseudo-humaniste, protégée, privilégiée, sécurisée, qui a confisqué à son profit les traditions démocratiques.

Depuis quelques temps, le vocable « peuple » a d’ailleurs mauvaise presse. On lui préfère, celui, assez flou et détourné de son sens originel, de « république ». Pour la classe intello-médiatique, « peuple » signifie « petits Blancs » obsédés par leurs fantasmes sécuritaires, donc quelque chose de méprisable ; une catégorie qui doit payer ses impôts, renoncer à tous privilège et surtout se taire. C’est pourquoi les naturalisations massives, le droit du sol et le vote des étrangers sont là pour « changer le peuple ».

L’idéologie hégémonique mène un triple combat, dans toute l’Europe :

1) Rendre « correct » le peuple européen de souche et, si possible, le restreindre numériquement ;
2) Remettre les clefs du vrai pouvoir entre les mains de la fonction marchande internationale ;
3) Assurer aux classes politiques des prébendes financières. C’est la forme moderne et soft de l’oppression.

Une telle situation est évidemment fragile : les politiciens anti-populistes et anti-racistes se doutent-ils, qu’une fois dépassé un certain seuil numérique, leurs protégés musulmans et allogènes naturalisés, bref le « nouveau peuple », les feront passer par le vide-ordures de l’histoire ?

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Tiers-mondisme

Doctrine présente à gauche comme à droite qui prétend que le tiers monde serait « exploité » et qu’il convient de l’aider inlassablement par des transferts financiers (prêts, dons, dettes annulées) ou technologiques et l’accueil de ses migrants.

Le tiers-mondisme est un serpent qui se mord la queue : en prétendant aider les pays pauvres, il les dessert et les déresponsabilise. Il leur impose un modèle économique occidental unique, destructeur des économies locales. On prend le tiers monde en pitié selon un caritarisme culpabilisé.

L’attitude à prôner est une relative indifférence envers le tiers monde, tout à l’inverse du « droit d’ingérence » actuel. L’Europe n’a aucune solidarité à manifester envers des peuples qui sont responsables de leur destin. La pauvreté endémique, les guerres, les épidémies qui ravagent certaines parties d’Afrique, d’Asie ou d’Amérique latine ne nous concernent pas. Ces populations sont les seules coupables de leur incapacité à se gouverner. Nous n’avons aucune « responsabilité » envers elles. Responsabiliser le tiers monde, c’est refuser de l’assister.

D’ailleurs, la notion même de tiers monde, créée dans les années 60 par Alfred Sauvy pour désigner les pays qui n’appartenaient ni à la sphère occidentale, ni au système soviétique, mais regroupaient approximativement les anciennes colonies européennes, perd de sa pertinence. Quoi de commun entre le Mali, l’Argentine et la Corée du Sud ? La notion de tiers monde, bien que floue, conserve tout de même une réalité que l’on pourrait regrouper sous le vocable de « pays pauvres ». Mais pourquoi pauvres ? Les tiers mondistes expliquent que ce sont les pays du Nord qui exploitent le tiers monde, alors que c’est rigoureusement l’inverse. Il faut retourner les charges de la preuve et opérer un travail de déculpabilisation des Européens.

Ce parasitisme du tiers monde prend les formes suivantes :

1) Coût financier direct. Coût des prêts à perte, des exportations financées par le contribuable européen, des annulations de dettes, etc.

2) Coût en aides techniques et en coopération, en transferts de technologies. Malgré ces aides massives, aucun pays d’Afrique ou du monde arabo-musulman n’a pu véritablement atteindre un équilibre économique minimum.

3) Coût en exploitation des matières premières du tiers monde. On nous ressasse depuis cinquante ans que nous exploitons les pays du Sud. Or, leurs ressources pétro-minières ou agricoles ne seraient d’aucune utilité à l’Europe, si cette dernière se pensait géopolitiquement comme « espace eurosibérien ». D’autre part, il faut savoir, par exemple, qu’aucun pays musulman exportateur de pétrole ou de gaz ne serait capable, par lui-même, d’utiliser ces réserves. Elles ont été découvertes et sont exploitées par des compagnies étrangères, qui versent aux Etats possesseurs du sol, une énorme rente. L’Eurosibérie n’aura aucun besoin des ressources du tiers monde.

4) Et le pire, comme le plus lourd : le déversement en Europe des populations surnuméraires du Sud, synonyme à terme de submersion démographique et de boulet économique.

Un certain nombre de légendes doivent aussi être combattues, notamment celle-ci : que le colonialisme européen, parce qu’il aurait pris la forme d’une exploitation et d’un esclavage, serait un péché dont nous devrions nous repentir. Cette thèse culpabilisatrice est notamment soutenue par les autorités algériennes. Le colonialisme européen fut, au contraire, nuisible à l’Europe mais très bénéfique pour les Etats du tiers monde, dont il a développé la démographie. Ce fut un boomerang contre l’Europe, une immense erreur historique. Le colonialisme européen fut le point de départ de la colonisation en retour de l’Europe par les populations du Sud.

D’autre part, force est de reconnaître que, du temps de la présence coloniale européenne, les populations du tiers monde, notamment au Maghreb, au Moyen-Orient et en Afrique, vivaient dans des conditions de liberté, de paix, d’ordre public et de prospérité bien supérieures à ce que « l’indépendance » leur a amené. Ce que reconnaissent aujourd’hui tous les Africains et les Maghrébins de bonne foi nés avant l’indépendance.

Le tiers-mondisme est une doctrine pseudo-philanthropique qui culpabilise et paralyse les Européens, tout comme l’antiracisme.
Malheureusement, cette doctrine, d’origine trotskiste a été relayée par des théoriciens de droite en mal de reconnaissance par le système, qui, par casuistique, ont essayé de démontrer qu’une solidarité culturelle et géopolitique unissait le tiers monde – et notamment les pays arabo-musulmans – à l’Europe.

Islamophilie et tiers-mondisme font donc bon ménage, chez des publicistes qui ne connaissent sérieusement ni l’islam ni les réalités socio-économiques du tiers monde, mais qui veulent absolument passer pour bien pensants et qui ne se sont jamais remis d’une fascination inavouée pour le marxisme. C’est la thèse exactement inverse qu’il convient de défendre : le tiers monde, loin d’en être l’allié, est la pire menace que l’Europe doive affronter.

Le tiers-mondisme, aujourd’hui doctrine constitutive de l’idéologie dominante, part du principe que ce sont les pays industrialisés qui ont pillé le tiers monde (schéma léniniste, trotskiste et maoïste), alors que c’est ce dernier qui vit aux dépens des pays européens en les exploitant financièrement et en les colonisant.

Guillaume Faye
Pourquoi nous combattons - Manifeste de la Résistance Européenne

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Xénophilie

Etymologiquement : « amour de l’étranger ».

Fascination pour « l’Autre », si possible lointain, et négligence envers le Prochain, la xénophilie est l’une des grandes psychopathies collectives des Européens d’aujourd’hui. Elle provient d’une perversion de l’idée de charité mais aussi d’une absence de conscience ethnique.

Elle se manifeste par l’idéologie contradictoire de « l’antiracisme », qui est en fait une obsession raciale retournée. Ce qu’on nomme « antiracisme » n’est que l’expression pathologique de la xénophilie.

La xénophilie survalorise systématiquement l’allogène, tout en le posant en victime et en le dévalorisant inconsciemment par là même. Elle part du principe que « l’étranger a tout à nous apprendre », elle s’avère contradictoire puisqu’elle associe différentialisme et universalisme, identité de l’Autre et métissage, prônant à la fois le « droit à la différence » pour tous, mais en même temps l’uniformisation du genre humain. La xénophilie est le pendant de l’ethnomasochisme.

Le rejet de la xénophilie ne doit pas conduire à la xénophobie, qui est tout aussi paralysante, mais à l’affirmation de soi comme peuple, c’est-à-dire à l’ethnocentrisme.

Guillaume Faye
Pourquoi nous combattons - Manifeste de la Résistance Européenne

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