L'histoire se fait à
travers le combat sémantique
Parce que les mots sont des
armes réinvesties dans le vocabulaire, celui qui emploie le lexique de
l'adversaire a perdu d'avance.
Définitions de Guillaume Faye
:
- Allogène
- Anti-racisme
- Assimilation
- Chaos ethnique
- Colonisation
- Communautarisme
- Conscience ethnique
- Cosmopolitisme
- Décadence
- Ethnomasochisme
-
Immigration
- Populisme
- Tiers-mondisme
- Xénophilie

Allogène
Tout ce qui, au sein
d’une population donnée, est d’origine étrangère, culturellement et
biologiquement.
Aujourd’hui, mieux vaut parler « d’allogènes » que d’immigrés ou
d’étrangers, dans la mesure où la majorité de ces derniers naissent en
Europe sans être ethniquement européens, et en pouvant, en vertu du droit du
sol, détenir la nationalité d’un pays d’Europe.
Depuis l’Antiquité, fait déjà remarqué par Aristote, Thucydide et Xénophon,
toute nation qui admet en son sein un seuil élevé d’allogènes est appelé à
dépérir, ces derniers se substituant progressivement aux autochtones et
tendant à les chasser ou à les détruire culturellement et/ou physiquement.
Ce processus est en route dans plusieurs zones de France.
La notion d’allogène ne doit plus prendre, en Europe, à l’orée du XXIe
siècle de caractère juridique, linguistique et national. Doit être déclaré
allogène tout résidant non européen d’origine, sur des critères ethniques et
non plus politiques et juridiques. Un Belge, un Italien, un Russe d’origine
européenne résidant en France n’est pas un allogène.
Mais attention : au bout d’un certain temps, un peuple submergé par les
allogènes devient minoritaire chez lui, étranger dans sa propre patrie.
C’est la logique du processus de colonisation de peuplement que nous
connaissons. Au bout d’un certain temps l’allogène devient autochtone.
Guillaume Faye
Pourquoi nous combattons – manifeste de la Résistance européenne
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Anti-racisme

Doctrine qui, sous
prétexte de combattre le racisme et la xénophobie, encourage à la fois la
préférence étrangère, le déclin de l’identité européenne et le choix d’une
société mutiraciale et, au fond, paradoxalement, le racisme lui-même.
Comme chez les Verts qui détournent de sa signification l’écologie pour en
faire le paravent de revendications qui ne visent en rien à protéger
l’environnement, sinon à faire avancer une idéologie trotskiste dissimulée,
les antiracistes utilisent leur pseudo-combat contre le racisme pour abolir
l’identité européenne, promouvoir le cosmopolitisme et la préférence
étrangère.
L’antiracisme traduit en outre une obsession raciale et se contredit
lui-même puisque ses partisans soutiennent par ailleurs que les races
n’existeraient pas. En promouvant l’ouverture des frontières aux allogènes
et en encourageant dogmatiquement la société multiraciale, les antiracistes
provoquent objectivement le racisme.
L’idéologie dominante impose la profession de foi antiraciste, quasi
religieuse, pour pouvoir être intégré dans la société politiquement
correcte. L’antiracisme est la quintessence du terrorisme intellectuel.
Quiconque n’est pas favorable à l’immigration ou se permet d’affirmer la
supériorité – comme d’ailleurs même le droit à l’identité – de la
civilisation européenne, quiconque dénonce les maux de la société
multiraciale, quiconque remarque le caractère objectivement ethnique de la
criminalité grandissante est diabolisé et inculpé (médiatiquement,
socialement, voire pénalement) comme « raciste ».
Critère des biens-pensants, l’anti-racisme est l’expression la plus achevée
d’une idéologie totalitaire post-moderne. Il permet de diaboliser toute
rébellion, toute vraie contestation contre le système. S’affirmer anti-raciste est un viatique idéologique et social. L’antiracisme est aussi
un moyen de neutraliser et d’intégrer les éventuels dissidents dans l’arc
idéologique du système. Ainsi fut, par exemple, récupérée, marginalisée et
asservie une certaine droite intellectuelle qui, en échange d’une paix
relative de la part des pouvoirs, mais sans aucun espoir de reconnaissance
ou de médiatisation, dut passer sous les fourches caudines de l’anti-racisme,
accepter la collaboration avec ses propres ennemis et l’obéissance à leurs
diktats, un peu comme l’Eglise orthodoxe russe, jadis, face aux exigences de
Staline. Cette droite intello (il faut citer cet exemple, car c’est un
véritable cas d’école) ne s’est pas contentée de se déclarer publiquement
antiraciste, elle est allée jusqu’à dénoncer comme racistes dans les médias
ceux qui combattent pour l’identité européenne. Incroyable mais vrai. Tout
cela nous indique la puissance paralysante et intégrative du dogme
antiraciste, qui exige que le collaborateur se fasse aussi délateur. Mais
c’est probablement un mauvais calcul.
(Voir Xénophilie)
Guillaume Faye
Pourquoi nous combattons – Manifeste de la Résistance Européenne
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Assimilation

Croyance selon laquelle
des masses d’immigrés peuvent devenir Français ou Européens, en reniant leur
culture d’origine.
L’assimilationnisme est, au fond, une forme déguisée de racisme. C’est aussi
une utopie. La doctrine de l’assimilation, fondée sur les idéaux
quasi-religieux et universalistes de la révolution américaine et de la
révolution française, comme aussi de la révolution russe, suppose tout
simplement que les peuples n’existent pas, que les réalités ethniques ne
sont que des fantasmes et que seul compte l’individu avide de consommation.
Seules de toutes petites minorités peuvent s’assimiler. Jamais, dans
l’histoire, des masses humaines immigrantes n’ont s’assimiler au peuple chez
lequel elles s’établissaient. Aujourd’hui, devant l’échec de l’assimilation,
les pouvoirs publics ont recours à la stratégie de « l’intégration » et du «
communautarisme ». Mais là aussi, c’est l’échec avéré.
Pis : les « minorités » allogènes et musulmanes cessant, dans bien des
zones, d’être des minorités pour devenir des majorités, les termes de
l’équation sont retournés : ce sont les Européens autochtones qui sont
contraints de s’assimiler à la culture et aux mœurs des colonisateurs !
Toute assimilation est comparable à un génocide culturel, soit pour
l’assimilé, soit pour l’assimilateur.
Guillaume Faye
Pourquoi nous combattons - Manifeste de la Résistance Européenne
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Chaos ethnique

Situation historique
dans laquelle un peuple ou une civilisation voient leur substrat ethnique
perdre toute homogénéité du fait d’immigrations allogènes massives.
Le chaos ethnique fut un des facteurs de la décomposition de l’Empire et de
l’Etat romains, comme de la civilisation égypto-pharaonique et de beaucoup
de cités grecques. C’est la situation actuelle de l’Europe en proie à une
colonisation de peuplement de la part des populations d’outre-mer. Une
civilisation disparaît dès lors que la base ethnique originelle qui fut au
fondement de sa culture perd de sa consistance. Sa société originelle
devient un patchwork hétérogène qui rend impossible toute idée de cité, de
communauté populaire et de destin.
Le chaos ethnique signifie la disparition pure et simple du peuple et de sa
civilisation comme de la véritable démocratie, ce qu’estimaient tous les
philosophes grecs classiques.
En effet, une population ethniquement hétérogène, divisée en un kaléidoscope
de communautés, n’est plus qu’une société anonyme, sans âme et sans
solidarité, en proie à des conflits incessants pour la domination, à un
racisme endémique (”toute société multiraciale est une société multiraciste”),
et ingouvernable du fait de l’absence de vision commune du monde. Le chaos
ethnique est donc la porte ouverte à la tyrannie.
Sous couvert de la multiracialité, la civilisation marchande et la
“démocratie” actuelle ont fait du chaos ethnique leur programme.
Il s’agit de déraciner les hommes de leurs appartenances pour les
transformer en consommateurs, unités interchangeables, sans identité. Mais
c’est un calcul stupide. Car les hommes ne perdent jamais réellement leur
mémoire et leur identité ancestrale. La société du chaos ethnique n’aboutit
pas à long terme sur la prospérité marchande, l’individualisme harmonieux,
la cohabitation républicaine, mais sur le chaos social et politique. Nous
commençons à l’entrevoir. De là, comme expliqué précédemment, viendra
peut-être l’après-chaos, c’est-à-dire la régénération, c’est-à-dire le
retour de l’homogénéité.
Guillaume Faye
Pourquoi nous combattons - Manifeste de la Résistance Européenne
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Colonisation

Occupation et
installation définitive d’un peuple (ou de plusieurs peuples) chez un autre.
Terme préférable à celui « d’immigration ».
C’est le processus que subit l’Europe aujourd’hui : une colonisation massive
de peuplement, qui est la plus grande tragédie de son histoire, parce
qu’elle détruit son substrat ethnique. Cette colonisation est beaucoup plus
grave que toutes les occupations militaires, car elle se veut sans retour.
Elle se double, de plus, d’un mouvement de conquête de l’Islam vers
l’Europe, avec la complicité bienveillante des Etats-Unis.
Dans une perspective tactique, il ne faut plus parler d’immigrés mais de
colons. Et cesser d’affirmer que ces derniers sont les victimes d’une «
exploitation ». Au contraire, ils viennent en Europe pour y vivre à nos
dépens. L’invasion colonisatrice s’accomplit aussi bien par les frontières
poreuses que par les maternités (plus de 30% de naissances d’origine
allogène en France, islam première religion pratiquée en 2010 si rien ne
change). Nous subissons une « colonisation par le bas» très différente de ce
que fut le colonialisme européen dans le tiers monde. Ce phénomène
gravissime se double d’un effondrement démographique des européens de
souche.
En effet, le colonialisme européen fut civilisateur ; il a tout apporté aux
pays concernés et, au fond, contrairement aux dogmes de la gauche xénophile
relayée par une intelligentsia parisienne de droite en pâmoison, il a très
peu porté atteinte aux cultures des peuples colonisés. Au contraire, il a
(stupidement) renforcé l’islam et préparé son nouvel assaut historique
contre l’Europe.
Dans tous les domaines, la résistance à cette colonisation et l’entreprise
de reconquête constituent l’objectif central de tout projet politique
européen au XXIe siècle.
Guillaume Faye
Pourquoi nous combattons – manifeste de la Résistance européenne
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Communautarisme

Doctrine qui procède
d’un détournement et d’une défiguration de la notion de « communauté ».
D’origine américaine, la doctrine communautariste vise à faire cohabiter au
sein d’une même société des communautés ethniques différentes, chacune avec
ses lois, en s’imaginant qu’une harmonie sera possible.
C’est la négation même de l’idée de peuple, une formulation en bémol de
l’apartheid. A peine possible aux Etats-Unis, le communautarisme, entendu
comme réponse à l’assimilation forcée des immigrés
allogènes, est défendu
malheureusement par certains intellectuels irréalistes de la « Nouvelle »
droite. Il s’agit d’une interprétation délirante et abstraite du polythéisme
social et d’une dérive de la notion d’Empire comme « pluriversum de peuples
».
Concrètement, le communautarisme, pratiqué aujourd’hui par l’Etat français
envers les groupes musulmans et les allogènes afro-asiatiques aboutirait à
une explosion de la société en ghetto ethniques. Le communautarisme part de
l’idée rousseauiste (du « contrat social ») qu’une cohabitation est toujours
possible entre ethnies différentes au sein d’une même unité politique, grâce
à la double magie de « l’éducation » et de la « raison politique ».
Cette thèse, défendue par les récents convertis au rousseauisme et à
l’antiracisme de la droite parisienne, ne tient pourtant pas debout. Aucun
peuple ne peut être composé d’un amalgame de communautés différentes,
s’entendant comme par miracle, sous la houlette d’un Etat bienveillant. Nos
intellectuels ne sont pas seulement des rêveurs, mais des ignorants de
l’histoire comme du monde d’aujourd’hui. Ils veulent fabriquer de l’homogène
à partir de l’hétérogène, mélanger le salpêtre et le soufre, l’hydrogène et
l’oxygène sans explosion.
Le communautarisme est, face à la question de l’immigration, la réponse la
plus stupide, l’utopie la plus infantile qu’aient produites les
intellectuels et les fonctionnaires occidentaux d’aujourd’hui. Des solutions
toujours « harmonieuses » en théorie mais désastreuses en pratique.
La doctrine communautariste et ceux qui la défendent sont les complices
objectifs de notre colonisation ethnique et de l’invasion par l’islam. Le
pire, c’est que dans le cas des défenseurs de droite du communautarisme,
c’est la vanité qui en est l’explication (celle de Bouvard et Pécuchet, les
deux compères « philosophes » (toujours récurrents et toujours dans
l’impasse), tandis qu’à gauche, c’est le calcul cynique. Peu importe : les
faits prouveront que l’aboutissement du communautarisme, c’est la guerre
civile.
Guillaume Faye
Pourquoi nous combattons – Manifeste de la Résistance Européenne
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Conscience ethnique
Conscience individuelle
et collective de la nécessité de défendre l’identité biologique et
culturelle de son peuple, indispensable condition au maintien dans
l’histoire de sa civilisation et à l’indépendance de cette dernière.
C’est ce qui manque le plus aux Européens d’aujourd’hui, déformés par
l’individualisme bourgeois et l’universalisme.
La conscience ethnique se heurte au préjugé moderne d’antiracisme et à l’ethnomasochisme
qui frappent les Européens. L’idéologie dominante diabolise la conscience
ethnique et l’assimile à une perversion raciste et à une volonté de
persécution. On dénie aux Européens le droit à une conscience ethnique alors
qu’on l’admet pour tous les autres peuples.
L’individualisme bourgeois est l’obstacle idéologique majeur à la
renaissance d’une conscience ethnique. Il marche de pair avec l’oubli des
racines et de l’identité historique, comme avec la conception d’un avenir
pour les nouvelles générations. L’absence de conscience ethnique est une
maladie mentale collective, qui associe pathologiquement l’oubli des
ancêtres et le refus de la descendance, c’est-à-dire le narcissisme
individualiste, plaie de l’Occident. La notion de conscience ethnique
dominera le siècle à venir. Les Juifs, les Chinois, les Arabes, les Indiens
l’ont parfaitement compris. Les Européens manquent à l’appel.
La démocratie n’est véritable et sincère que si elle s’applique à un peuple
ethniquement homogène, doué de conscience ethnique. La conscience
ethnique est le fondement de la démocratie, de la justice et de la
solidarité sociale entre tous les membres du même peuple, selon la
démocratie grecque.
Pourquoi nous combattons - Manifeste de la Résistance européenne
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Cosmopolitisme
Croyance que le mélange
systématique des cultures est préférable à l’identité de chaque culture,
fondée sur le préjugé de la nécessité d’une civilisation mondiale.
Etymologiquement, le cosmopolitisme est l’établissement d’une « cité
mondiale » dans laquelle tout habitant est citoyen quelle que soit son
origine. Le cosmopolitisme est un des piliers de l’idéologie occidentale
dominante. L’islam joue habilement du cosmopolitisme occidental pour
s’implanter en Europe, mais lui-même ne partage nullement les idéaux
cosmopolites, puisqu’il vise à terme à l’hégémonie et au monopole culturels.
L’islam est « universaliste », mais non pas cosmopolite.
Le cosmopolitisme n’est qu’un différentialisme raté. Son idéal aboutirait,
avec le métissage des cultures, à une culture mondiale unique, d’essence
totalitaire. Sous le simulacre de l’hétérogène se dissimule l’uniforme.
La démocratie grecque classique était farouchement opposée au
cosmopolitisme, puisqu’elle reposait, depuis Périclès, sur le double droit
du sang et l’homogénéité ethno-culturelle des citoyens libres. Ce n’est
qu’au XVIIIe siècle, avec la philosophie des Lumières, qu’on associe la
démocratie au cosmopolitisme. Les Grecs au contraire voyaient dans le
cosmopolitisme un chaos politique s’accordant parfaitement avec la tyrannie.
Le principal argument du cosmopolitisme est que « le mélange et le métissage
des cultures est un enrichissement ». Et l’on cite souvent pour exemple la
ville de Vienne au XIXe siècle et son bouillonnement culturel. Mais il
s’agit là d’un sophisme, car ce prétendu cosmopolitisme n’en était pas un,
puisqu’il ne concernait que des peuples et des cultures d’origine
européenne, et donc reliés par une proximité de substrat.
Le discours cosmopolite actuel en Europe insiste lourdement sur une
nécessaire africanisation culturelle, présentée comme une aubaine.
En réalité la richesse culturelle de l’Europe doit moins de choses qu’on le
dit à des apports extra-européens, en dépit des vulgates officielles. Le
cosmopolitisme d’aujourd’hui ne vise qu’à dissoudre l’originalité et la
spécificité européenne dans un capharnaüm culturel mondial. Ce dernier
d’ailleurs n’a aucun avenir. Il n’y aura jamais de « culture mondiale ».
Seule l’Europe est victime de la propagande cosmopolite d’un futur « monde
métissé », alors que partout se renforcent les identités et les blocs
ethniques.
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Décadence
Affaiblissement d’un
peuple ou d’une civilisation résultant de causes endogènes, et tendant à lui
faire perdre son identité et sa créativité.
Les causes de la décadence sont presque partout les mêmes dans l’histoire:
individualisme et hédonisme excessifs, amollissement des mœurs, égoïsme
social, dévirilisation, mépris des valeurs héroïques, intellectualisation
des élites, déclin de l’éducation populaire, détournement ou abandon de la
spiritualité et du sacré, etc.
D’autres causes sont fréquentes: modification du substrat ethnique,
dégénérescence des aristocraties naturelles, perte de la mémoire historique,
oubli des valeurs fondatrices. La décadence survient lorsque le souci du
maintien dans l’histoire de la communauté-du-peuple s’estompe, lorsque les
liens communautaires de solidarité et de lignage s’affaiblissent. Pour
résumer, on peut dire que la décadence voit des symptômes apparemment
contraires se conjuguer: l’excessive intellectualisation des élites, de
plus en plus coupées du réel, et la primitivisation du peuple. Panem et
circenses…
L’Europe connaît aujourd’hui une telle situation. La plupart du temps, la
décadence est mal perçue comme telle et refusée par ses contemporains. Ceux
qui la dénoncent sont assimilés à des prophètes de malheur. Les époques
de décadence se parent souvent du masque de la renaissance. Ces
attitudes sont des comportements de conjuration du réel, d’occultation des
symptômes dans le but de rassurer.
Aucune décadence ne doit être considérée comme irréversible. Il faut
cultiver l’optimisme tragique de Nietzsche.
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Ethnomasochisme

Tendance masochiste à
culpabiliser et à dévaloriser sa propre ethnie, son propre peuple.
L’ethnomasochisme s’apparente à la honte et à la haine de soi. C’est une
psychopathologie collective, provoquée par un long travail de propagande en
faveur d’une prétendue culpabilité fondamentale des peuples européens face
aux autres, dont ils seraient les « oppresseurs ». Il faudrait donc se
repentir et « payer la dette ». Ce travail de repentance, véritable
imposture historique, est entamé aussi bien par les Eglises que par les
Etats européens.
L’ethnomasochisme est aussi à la base des politiques anti-natalistes qui
visent subrepticement à limiter la reproduction des populations européennes.
Implicitement, il s’assimile donc à un « auto-racisme ». L’homme européen
serait frappé par un péché originel, une tare raciale intrinsèque, il serait
coupable d’être ce qu’il est.
L’ethnomasochisme provoque l’apologie systématique du métissage et du
cosmopolitisme. Curieusement, il dénie aux Européens l’idée d’identité
ethnique mais l’accorde aux autres. Les Européens ont le devoir de se
diluer, mais pas les autres, pas les Africains, par exemple. L’ethnomasochisme
est le pendant de la xénophilie (l’amour et la survalorisation de
l’étranger, de « l’autre »). Il s’apparente à un ethno-suicide.
Dans l’histoire, l’ethnomasochisme n’est pas nouveau ; il fut le symptôme
des peuples las de vivre et de se perpétuer ; des peuples vieillissants qui
passent le relais à d’autres. Les élites européennes sont atteintes de cette
maladie collective. Cette dernière explique le laxisme envers la
colonisation migratoire et l’idée selon laquelle nous aurions à la fois le
devoir et le besoin d’accueillir les nouveaux occupants.
Guillaume Faye
Pourquoi nous combattons – manifeste de la Résistance européenne
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Immigration
Arrivée de populations
étrangères dans un territoire au risque d’en submerger les peuples
autochtones.
L’immigration des peuples extra-européens en Europe a aujourd’hui fait place
à une véritable colonisation de peuplement. Le vocable « immigration » doit
donc être critiqué comme insuffisant, et systématiquement remplacé par celui
de colonisation, qui est le phénomène historique le plus massif et le plus
grave que doit affronter l’Europe depuis la fin de l’Empire romain. Dans le
combat politique et idéologique, il ne faut pas utiliser les mots de
l’adversaire, mais imposer ses propres concepts.
Nous n’accueillons pas des « immigrés », nous sommes colonisés « par le bas
» par des populations étrangères.
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Populisme
Position qui défend les
intérêts du peuple avant ceux de la classe politique et qui prône la
démocratie directe.
Ce terme actuellement péjoratif doit être retourné en une acception
positive. L’aversion pour le populisme traduit en réalité une détestation
dissimulée pour l’authentique démocratie. L’anti-populisme, comme son
corollaire l’anti-démagogie, est une ruse sémantique de politiciens et
d’intellectuels bourgeois pour enrayer la volonté du peuple, notamment des
couches sociales modestes, réputées dangereuses, parce que naturellement
nationalistes.
La bourgeoisie cosmopolite au pouvoir, de gauche comme de droite, combat le
« populisme » parce qu’elle rejette toute démocratie directe et que sa
conviction est que « le peuple est politiquement incorrect ». On sait très
bien que sur des sujets comme l’immigration, la peine de mort, la discipline
scolaire, la politique pénale et fiscale et tant d’autres, les souhaits
profonds du peuple (s’ils s’exprimaient par référendum) ne correspondraient
nullement, malgré le flux incessant de la propagande médiatique, au choix
des gouvernants. Il est donc logique que ceux qui ont confisqué à leur
profit la notion de Volonté du Peuple tentent d’assimiler le populisme au
despotisme.
De là le soupçon porté sur la démocratie cantonale suisse, ou les sanctions
illégales contre l’Autriche de l’UE parce qu’un parti dit « populiste », le
FPÖ, participait démocratiquement au pouvoir après élection régulière. En
réalité le populisme est le véritable visage de la démocratie – au sens grec
du terme – et l’anti-populisme l’aveu que les élites actuelles sont
fondamentalement anti-démocrates.
L’anti-populisme marque le triomphe final de la classe politico-médiatique,
pseudo-humaniste, protégée, privilégiée, sécurisée, qui a confisqué à son
profit les traditions démocratiques.
Depuis quelques temps, le vocable « peuple » a d’ailleurs mauvaise presse.
On lui préfère, celui, assez flou et détourné de son sens originel, de «
république ». Pour la classe intello-médiatique, « peuple » signifie «
petits Blancs » obsédés par leurs fantasmes sécuritaires, donc quelque chose
de méprisable ; une catégorie qui doit payer ses impôts, renoncer à tous
privilège et surtout se taire. C’est pourquoi les naturalisations massives,
le droit du sol et le vote des étrangers sont là pour « changer le peuple ».
L’idéologie hégémonique mène un triple combat, dans toute l’Europe :
1) Rendre « correct » le peuple européen de souche et, si possible, le
restreindre numériquement ;
2) Remettre les clefs du vrai pouvoir entre les mains de la fonction
marchande internationale ;
3) Assurer aux classes politiques des prébendes financières. C’est la forme
moderne et soft de l’oppression.
Une telle situation est évidemment fragile : les politiciens anti-populistes
et anti-racistes se doutent-ils, qu’une fois dépassé un certain seuil
numérique, leurs protégés musulmans et allogènes naturalisés, bref le «
nouveau peuple », les feront passer par le vide-ordures de l’histoire ?
Pourquoi nous combattons - Manifeste de la Résistance européenne
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Tiers-mondisme

Doctrine présente à
gauche comme à droite qui prétend que le tiers monde serait « exploité » et
qu’il convient de l’aider inlassablement par des transferts financiers
(prêts, dons, dettes annulées) ou technologiques et l’accueil de ses
migrants.
Le tiers-mondisme est un serpent qui se mord la queue : en prétendant aider
les pays pauvres, il les dessert et les déresponsabilise. Il leur impose un
modèle économique occidental unique, destructeur des économies locales. On
prend le tiers monde en pitié selon un caritarisme culpabilisé.
L’attitude à prôner est une relative indifférence envers le tiers monde,
tout à l’inverse du « droit d’ingérence » actuel. L’Europe n’a aucune
solidarité à manifester envers des peuples qui sont responsables de leur
destin. La pauvreté endémique, les guerres, les épidémies qui ravagent
certaines parties d’Afrique, d’Asie ou d’Amérique latine ne nous concernent
pas. Ces populations sont les seules coupables de leur incapacité à se
gouverner. Nous n’avons aucune « responsabilité » envers elles.
Responsabiliser le tiers monde, c’est refuser de l’assister.
D’ailleurs, la notion même de tiers monde, créée dans les années 60 par
Alfred Sauvy pour désigner les pays qui n’appartenaient ni à la sphère
occidentale, ni au système soviétique, mais regroupaient approximativement
les anciennes colonies européennes, perd de sa pertinence. Quoi de commun
entre le Mali, l’Argentine et la Corée du Sud ? La notion de tiers monde,
bien que floue, conserve tout de même une réalité que l’on pourrait
regrouper sous le vocable de « pays pauvres ». Mais pourquoi pauvres ? Les
tiers mondistes expliquent que ce sont les pays du Nord qui exploitent le
tiers monde, alors que c’est rigoureusement l’inverse. Il faut retourner les
charges de la preuve et opérer un travail de déculpabilisation des
Européens.
Ce parasitisme du tiers monde prend les formes suivantes :
1) Coût financier direct. Coût des prêts à perte, des exportations financées
par le contribuable européen, des annulations de dettes, etc.
2) Coût en aides techniques et en coopération, en transferts de
technologies. Malgré ces aides massives, aucun pays d’Afrique ou du monde
arabo-musulman n’a pu véritablement atteindre un équilibre économique
minimum.
3) Coût en exploitation des matières premières du tiers monde. On nous
ressasse depuis cinquante ans que nous exploitons les pays du Sud. Or, leurs
ressources pétro-minières ou agricoles ne seraient d’aucune utilité à
l’Europe, si cette dernière se pensait géopolitiquement comme « espace
eurosibérien ». D’autre part, il faut savoir, par exemple, qu’aucun pays
musulman exportateur de pétrole ou de gaz ne serait capable, par lui-même,
d’utiliser ces réserves. Elles ont été découvertes et sont exploitées par
des compagnies étrangères, qui versent aux Etats possesseurs du sol, une
énorme rente. L’Eurosibérie n’aura aucun besoin des ressources du tiers
monde.
4) Et le pire, comme le plus lourd : le déversement en Europe des
populations surnuméraires du Sud, synonyme à terme de submersion
démographique et de boulet économique.
Un certain nombre de légendes doivent aussi être combattues, notamment
celle-ci : que le colonialisme européen, parce qu’il aurait pris la forme
d’une exploitation et d’un esclavage, serait un péché dont nous devrions
nous repentir. Cette thèse culpabilisatrice est notamment soutenue par les
autorités algériennes. Le colonialisme européen fut, au contraire, nuisible
à l’Europe mais très bénéfique pour les Etats du tiers monde, dont il a
développé la démographie. Ce fut un boomerang contre l’Europe, une immense
erreur historique. Le colonialisme européen fut le point de départ de la
colonisation en retour de l’Europe par les populations du Sud.
D’autre part, force est de reconnaître que, du temps de la présence
coloniale européenne, les populations du tiers monde, notamment au Maghreb,
au Moyen-Orient et en Afrique, vivaient dans des conditions de liberté, de
paix, d’ordre public et de prospérité bien supérieures à ce que «
l’indépendance » leur a amené. Ce que reconnaissent aujourd’hui tous les
Africains et les Maghrébins de bonne foi nés avant l’indépendance.
Le tiers-mondisme est une doctrine pseudo-philanthropique qui culpabilise et
paralyse les Européens, tout comme l’antiracisme.
Malheureusement, cette doctrine, d’origine trotskiste a été relayée par des
théoriciens de droite en mal de reconnaissance par le système, qui, par
casuistique, ont essayé de démontrer qu’une solidarité culturelle et
géopolitique unissait le tiers monde – et notamment les pays arabo-musulmans
– à l’Europe.
Islamophilie et tiers-mondisme font donc bon ménage, chez des publicistes
qui ne connaissent sérieusement ni l’islam ni les réalités socio-économiques
du tiers monde, mais qui veulent absolument passer pour bien pensants et qui
ne se sont jamais remis d’une fascination inavouée pour le marxisme. C’est
la thèse exactement inverse qu’il convient de défendre : le tiers monde,
loin d’en être l’allié, est la pire menace que l’Europe doive affronter.
Le tiers-mondisme, aujourd’hui doctrine constitutive de l’idéologie
dominante, part du principe que ce sont les pays industrialisés qui ont
pillé le tiers monde (schéma léniniste, trotskiste et maoïste), alors que
c’est ce dernier qui vit aux dépens des pays européens en les exploitant
financièrement et en les colonisant.
Guillaume Faye
Pourquoi nous combattons - Manifeste de la Résistance Européenne
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Xénophilie

Etymologiquement : «
amour de l’étranger ».
Fascination pour « l’Autre », si possible lointain, et négligence envers le
Prochain, la xénophilie est l’une des grandes psychopathies collectives des
Européens d’aujourd’hui. Elle provient d’une perversion de l’idée de charité
mais aussi d’une absence de conscience ethnique.
Elle se manifeste par l’idéologie contradictoire de « l’antiracisme », qui
est en fait une obsession raciale retournée. Ce qu’on nomme «
antiracisme »
n’est que l’expression pathologique de la xénophilie.
La xénophilie survalorise systématiquement l’allogène, tout en le posant en
victime et en le dévalorisant inconsciemment par là même. Elle part du
principe que « l’étranger a tout à nous apprendre », elle s’avère
contradictoire puisqu’elle associe différentialisme et universalisme,
identité de l’Autre et métissage, prônant à la fois le « droit à la
différence » pour tous, mais en même temps l’uniformisation du genre humain.
La xénophilie est le pendant de l’ethnomasochisme.
Le rejet de la xénophilie ne doit pas conduire à la xénophobie, qui est tout
aussi paralysante, mais à l’affirmation de soi comme peuple, c’est-à-dire à
l’ethnocentrisme.
Guillaume Faye
Pourquoi nous combattons - Manifeste de la Résistance Européenne
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