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Bibliothèque de l'Homme de droite :

«La véritable Université de nos jours, est une
collection de livres.»
[ Thomas Carlyle ]

Historiquement correct – Jean Sévilla

Ce livre se doit d'être le
livre de chevet des amoureux de la France et des questions historiques.
L’historiquement correct ne cherche pas à comprendre le passé pour éclairer le
présent. Il part du présent pour juger le passé. Dans cet état d’esprit,
l’Histoire n’est plus un objet d’études serein. Elle devient un écran où se
projettent toutes les passions contemporaines.
L’auteur pratique l’anachronisme (les événements d’hier sont évalués selon les
critères d’aujourd’hui, et non sur les valeurs qui avaient cours à l’époque) et
porte des jugements manichéens, le Bien et le Mal étant estimés à l’aune
d'aujourd'hui.
Ces vues simplistes, trop souvent relayées par la vulgarisation scolaire ou
médiatique, faussent la complexité de l’histoire. En histoire, le mal n’est pas
toujours où l’on dit, le bien n’est pas toujours où l’on croit. Des croisades à
la guerre d'Algérie en passant par les guerres de Religion, l'abolition de
l'esclavage ou les rapports entre Résistance et Collaboration, l'auteur passe en
revue 18 épisodes particulièrement controversés de l'histoire de l'Europe et de
la France avec l'intention de les faire comprendre à partir de leur contexte
propre plutôt qu'à travers l'échelle des valeurs contemporaines et les cadres
étroits du "politiquement correct".
Ce livre expose les événements en les replaçant dans leur contexte. Il
rappelle des faits oubliés ou dissimulés qui bousculent les schémas préétablis
et les jugements préconçus.

Le camp des saints - Jean Raspail

Le sujet du Camp des saints est
grave. Il s'agit de rien moins que de la fin de la civilisation occidentale,
sous l'invasion des millions et des millions d'hommes affamés, venus de pays
« sous-développés », qui constituent les trois quart de l'humanité. Sujet grave
et grand sujet, s'il en est. Sujet périlleux pour son auteur, car il faut bien
prendre parti. Jean Raspail n'est pas homme à se dérober. Il prend parti, non
point contre ces foules de la misère qui, un beau jour, ne peuvent résister à la
tentation du «paradis», mais contre ceux qui, dans nos sociétés, publiquement ou
en secret, consciemment ou inconsciemment, travaillent à la décomposition, au
désarmement moral et spirituel de la civilisation.
On épousera ou on n'épousera pas le point de vue de Jean Raspail. Au moins, le
discutera-t-on, et passionnément. Et puis - le Camp des Saints est un roman, ne
l'oublions pas.
Le livre dénonce les contradictions de la nature humaine, nos utopies, nos
aveuglements, nos faiblesses, notre bonne conscience, les médias qui nous
conditionnent, l'exploitation du racisme, l'angélisme de la religion chrétienne.
Il exprime les difficultés à faire cohabiter des civilisations très différentes
et opposées.

Le terrorisme intellectuel, de 1945 à nos jours – Jean
Sevillia

Un ouvrage fondamental pour
comprendre l’état actuel de l’opinion publique française. Jean Sévillia,
historien et journaliste, nous montre comment depuis 1945, seuls certains
courants idéologiques ont droit de cité, véhiculés par ces « élites »
intellectuelles qui monopolisent les tribunes médiatiques. Jusqu’à nos jours,
l’anathème est jeté sur ceux qui osent s’écarter de la ligne définie par la
police de pensée. Nous comprenons alors pourquoi les idéologies gauchisantes ont
pignon sur rue et séduisent tant…ce sont les seules à pouvoir être largement
défendues sans crainte. Ce totalitarisme est bien loin de correspondre à l’idéal
que prétendent défendre ceux qui le pratique. Heureusement, la résistance
s’organise !

La dictature des syndicats - Bernard Zimmern

A travers l'ouvrage en
question, Bernard Zimmern, énarque issu du sérail, dénonce en plus de 280 pages
l'immobilisme syndical français qui contribue aux nombreux blocages dont
souffrent actuellement la France.
Ce livre est un véritable pamphlet contre le syndicalisme de lutte à la
française, qui ne survit aujourd'hui que grâce à un soutien sans cesse croissant
de l'Etat et à l'irréfragalibilté de leur représentativité. Ceci signifiant que,
de par les lois Parodi votées après la dernière guerre, 5 centrales syndicales
sont représentatives quoi qu'il advienne. Dogme basé que des critères plus ou
moins cohérents tels que la conduite du syndicat en question durant la guerre
(même si le secrétaire général adjoint de la CGT fut ministre du Travail de
l'Etat Français) ou leur capacité à s'autofinancer grâce aux cotisations de
leurs membres (on ne prend pas en compte, semble-t-il les fausses factures,
détournement de fonds et autres largesse de l'Etat…).
Il s'attaque surtout à la culture de la grève qui constitue le pivot central de
l'action syndicale en France, faite d'irresponsabilité (les grévistes sont en
général payés in fine) et d'arrogance (ne bloque-t-on pas ainsi tous ceux qui
eux, veulent pouvoir travailler, alors que c'est un droit protégé par notre
constitution). Est-il normal que la politique fiscale de la France soit soumise
à l'approbation du syndicat maison de la DGI (Direction générale des impôts),
idem pour les nominations de diplomates avec le syndicat propre au Quai d'Orsay…
Apparaît donc en filigrane le fossé qui existe entre le syndicalisme de
cogestion des pays nordiques (accompagnés de taux de syndicalisation souvent
supérieur à 70%) et notre vieux modèle français, englué dans un marxisme d'un
autre âge, auquel n'adhèrent plus que 3% des salariés français.
Un effort appréciable donc, même si l'on peut regretter un certain manichéisme
ainsi que la juxtaposition de contributions d'auteurs différents, ce qui donne
aux perspectives retenues un caractère un peu hétéroclite. Quelques erreurs en
matière de chiffres réduisent malheureusement le caractère scientifique de ce
travail, qui n'en demeure pas moins un pavé dans la marre de la pensée
lénifiante et du consensus mou.
Aussi, même si l'on ne partage pas les dogmes libéraux de ses auteurs, on peut,
on doit dirions-nous même, s'interroger sur le pouvoir de « ces nouveaux
maîtres » dont la légitimité est plus que sujette à caution.

Le Livre noir du communisme : Crimes, terreur,
répression - Collectif, sous la direction de Stéphane Courtois

En un mot, un ouvrage
nécessaire. Nécessaire car une compilation des méfaits du communisme nous
manquait encore. Nécessaire pour en finir avec l'idéalisation d'un égalitarisme
antinaturel. Nécessaire pour qu'enfin la France réalise dans quel carcan on l'a
enfermé. Nécessaire enfin pour que l'Europe, qui a porté cette idéologie
criminelle s'en libère et retrouve sa grandeur. Grand, fort et libre, Europe
libère-toi du joug des barbares ! Car, en dépit des éloges dithyrambiques du
Monde, nouvelle Pravda ou de Libération, le communisme est intrinsèquement
sanguinaire. Nécessaire enfin, car dussions-nous penser le contraire, le
déferlement de haine médiatique ne pouvait que le confirmer. S'en prendre au
communisme, c'était toucher au veau d'or. Veau d'or de l'intelligentsia
parisienne certes, mais aussi d'une classe politique trempée dans le marxisme ou
d'hommes d'affaires nostalgiques de mai 68.
Au-delà du bandeau rouge parlant de 100 millions de mort, et qui fit couler
autant d'encre que le communisme répandit de sang, cet ouvrage est la somme de
travaux d'universitaires et d'historiens concernant les différents régimes
communistes et les différentes phases de ceux-ci. Ainsi, c'est aussi bien
l'œuvre de la Tcheka et du Guépéou que le sinistre Laogaï ou la « libération »
de Phnom Pen (pour reprendre l'édito de Jean Lacouture dans le Monde) que l'on
découvre au fil de ces quelques 600 pages.
On peut donc considérer que c'est une œuvre qui doit avoir sa place dans la
bibliothèque de tout honnête homme, que l'on donne à cette expression le sens
qu'on lui donnait au XVIIème siècle ou celui qu'on lui donne aujourd'hui. |